
RESULTATS DU CHALLENGE MEMOIRE 2026
POUR EN SAVOIR PLUS...

Félicitations à Cécile Briard, lauréate du Challenge Mémoire 2026 !
Le département recherche a le plaisir d’annoncer que Cécile Briard remporte le Challenge Mémoire pour son travail intitulé « Représentations des sages-femmes et des ostéopathes sur l’ostéopathie dans l’accompagnement de la femme enceinte. Une étude qualitative », réalisé sous la direction de Julie Rio, ostéopathe D.O.
Fondée sur quatorze entretiens semi-directifs menés auprès de sept sages-femmes et sept ostéopathes, cette étude qualitative met en lumière le décalage de perspectives entre deux professions pourtant appelées à collaborer autour de la grossesse, et identifie les leviers concrets d’un rapprochement : formation mutuelle, recherche adossée à l’Evidence-Based Practice et présence accrue des ostéopathes en milieu hospitalier. La rigueur méthodologique du travail, la finesse de l’analyse et la pertinence des questions soulevées ont retenu toute l’attention du jury.
Bravo à Cécile pour cet aboutissement, qui récompense plusieurs mois d’un investissement exigeant et illustre la qualité de la recherche menée au sein de l’école. Nous lui souhaitons une belle suite, dans sa pratique comme dans ses éventuels projets de recherche !
Présentation de CECILE BRIART

PRéSENTATION SOUS FORME DE POSTER AUSSI
Introduction : Si le recours à l’ostéopathie se généralise en périnatalité, cette pratique reste en marge des recommandations officielles françaises. Les représentations professionnelles des sages-femmes et des ostéopathes, encore peu explorées, constituent un point d’intérêt pour son intégration dans le parcours de soin des femmes enceintes.
Matériel et méthode : Cette étude qualitative descriptive repose sur quatorze entretiens semi-directifs individuels menés auprès de sept sages-femmes et sept ostéopathes (D.O.). Les données ont été traitées par analyse thématique (Braun et Clarke) en suivant les critères COREQ.
Résultats : L’étude révèle un décalage de perspectives : les sages-femmes privilégient une approche biomécanique et symptomatique, tandis que les ostéopathes défendent une vision holistique et préventive. Si la préparation à l’accouchement fait consensus, la collaboration se heurte à des freins structurels : coût des soins, lacunes de formation mutuelle et absence de cadre réglementaire par la HAS.
Discussion : Analysé grâce à la théorie d’Abric, ce décalage montre que les identités professionnelles s’articulent autour de noyaux distincts : la sécurité médicale institutionnelle versus l’approche globale du bien-être. Ce cloisonnement, accentué par l’inadéquation des critères classiques de l’Evidence-Based Medicine aux thérapies manuelles, maintient les échanges dans une sphère informelle et individuelle.
Conclusion : Afin d’amener une vraie collaboration, il est impératif de favoriser les connaissances mutuelles des sages-femmes et des ostéopathes dès la formation, de promouvoir une recherche axée sur l’Evidence-Based Practice et d’améliorer la présence d’ostéopathes en milieu hospitalier.